Georges Focus : la folie d’un peintre de Louis XIV

 

Atteint de folie, Georges Focus (1644-1708), membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture à la carrière exemplaire, a produit lors de son enfermement aux Petites Maisons (un asile d’aliénés) un incroyable corpus de dessins, estampes et peintures. Chaque composition étant accompagnée de phylactères et de commentaires qui livrent un discours en vers témoignant de sa vaste culture.

 

Ces œuvres aussi extravagantes que savantes et talentueuses mêlent toujours plusieurs genres : la peinture d’histoire, la mythologie et l’histoire antique, le paysage, la scène de genre, et des épisodes biographiques de Focus lui-même. Il se représente ainsi à plusieurs reprises avec son chevalet et sa palette, peignant aux Petites maisons ou dans une galerie. Des scènes à priori classiques, si ce n’est la présence systématique d’éléments perturbateurs, notamment un surprenant et abondant bestiaire : serpents enroulés sur des colonnes, chevaux-lamas ou encore ce loup humanisé assis à une table, pattes tendues, semblant lire dans les lignes de la main d’un homme portant un oiseau sur la tête (Focus peignant dans une galerie). Et comment interpréter ces hommes grimpés sur des échasses dans Vendanges à Châteaudun ? Ou ces nombreuses jarres renversées laissant échapper leur contenu et ces faux présentes dans de très nombreuses compositions. Chez Focus, la mort plane partout.

 

Grâce aux prêts provenant de l’université d’Édimbourg, de collections particulières et d’institutions publiques dont les Beaux-Arts de Paris, une exposition nous fait découvrir ce que Georges Focus appelait ses « écritures dessinées », une production singulière qui suscite étonnement et admiration.

 

Atteint de folie, Georges Focus (1644-1708), membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture à la carrière exemplaire, a produit lors de son enfermement aux Petites Maisons (un asile d’aliénés) un incroyable corpus de dessins, estampes et peintures. Chaque composition étant accompagnée de phylactères et de commentaires qui livrent un discours en vers témoignant de sa vaste culture.

 

Ces œuvres aussi extravagantes que savantes et talentueuses mêlent toujours plusieurs genres : la peinture d’histoire, la mythologie et l’histoire antique, le paysage, la scène de genre, et des épisodes biographiques de Focus lui-même. Il se représente ainsi à plusieurs reprises avec son chevalet et sa palette, peignant aux Petites maisons ou dans une galerie. Des scènes à priori classiques, si ce n’est la présence systématique d’éléments perturbateurs, notamment un surprenant et abondant bestiaire : serpents enroulés sur des colonnes, chevaux-lamas ou encore ce loup humanisé assis à une table, pattes tendues, semblant lire dans les lignes de la main d’un homme portant un oiseau sur la tête (Focus peignant dans une galerie). Et comment interpréter ces hommes grimpés sur des échasses dans Vendanges à Châteaudun ? Ou ces nombreuses jarres renversées laissant échapper leur contenu et ces faux présentes dans de très nombreuses compositions. Chez Focus, la mort plane partout.

 

Grâce aux prêts provenant de l’université d’Édimbourg, de collections particulières et d’institutions publiques dont les Beaux-Arts de Paris, une exposition nous fait découvrir ce que Georges Focus appelait ses « écritures dessinées », une production singulière qui suscite étonnement et admiration.

 

Commissariat: Emmanuelle Brugerolles, scénographie et graphisme: Sylvain Roca, création audio-vidéo: Vincent Rioux

  • Opening: October 2018
  • Location: Les Beaux-Arts de Paris
  • Area: 600 m2
  • Production: Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris
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